Indicateur 2 : Évolution passée des précipitations
Définition
Les précipitations font partie du cycle de l’eau, résultant de la condensation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. Ce phénomène évolue naturellement à l’échelle des temps géologiques. Cependant, les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine tendent à accélérer cette évolution.
Ainsi, les précipitations sont mesurées par les stations météorologiques de Météo-France, sous forme de lame d’eau cumulée sur la journée, en millimètres (mm). Pour cet indicateur, 17 stations météorologiques ont été sélectionnées.
L’étude de cet indicateur permet de suivre l’évolution climatique passée dans le bassin et d’identifier les zones les plus sensibles grâce à sa mise à jour régulière.
Certains sous-indicateurs correspondent à ceux utilisés par :
1. Évolution des précipitations
Les précipitations sont mesurées quotidiennement pour chacune des stations météorologiques en fonction des relevés journaliers.
L’objectif est de déterminer l’évolution des précipitations interannuelles, annuelles et saisonnières, afin de suivre l’impact du changement climatique.
Les saisons sont définies sur des périodes de 3 mois :
- pour l’hiver : mois de décembre de l’année n-1, mois de janvier et de février
- pour le printemps : mois de mars, avril et mai
- pour l’été : mois de juin, juillet et août
- pour l’automne : mois de septembre, octobre et novembre
Une période de référence de 30 ans (1991 – 2020), qui définit un climat de référence, est comparée aux cumuls annuels et saisonniers pour évaluer l’évolution de ces indicateurs et du changement climatique.
- Si l’écart à la normale est positif, l’année où la saison est plus humide que la normale.
- Si l’écart est négatif, alors l’année où la saison est plus sèche que la normale.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
1.1. Précipitations annuelles
La carte ci-dessous présente les tendances des précipitations annuelles calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elle montre les tendances en millimètres par an.
- Diminution des précipitations annuelles sur l’ensemble du bassin, variant de – 5 à 0 mm par an, sauf dans les sous-bassins Aume-Couture et le Bief, où les précipitations annuelles augmentent de 0 à + 2 mm par an.
- En aval du bassin, la diminution est majoritairement de 0 à -1 mm par an.
- En amont, la baisse est plus prononcée, avec une diminution de 0 à -5 mm par an.
Attention : Cette carte interpolée se base uniquement sur les données depuis 1991. Les tendances sont donc calculées sur la période 1991 – 2024. Cependant, dans certaines zones, les résultats obtenus peuvent différer sur des périodes plus longues.
Les précipitations annuelles tendent à diminuer à l’échelle du bassin, avec une réduction plus marquée à l’est, mais également dans certaines parties à l’ouest.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des précipitations annuelles à l’échelle d’une station météorologique. Cette station dispose de données de précipitations depuis 1950, permettant de calculer une tendance pour la période 1991-2024, avec une stabilité de + 0,87 mm par an. Sur une période plus longue, de 1950 à 2024, la tendance des précipitations annuelles est de + 0,62 mm par an.
- Les précipitations annuelles à Cognac ont augmenté de 46 mm en 74 ans.
- Les précipitations annuelles à Cognac ont augmenté de 30 mm en 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 (de 771 mm) :
- Il est possible d’observer que les précipitations fluctuent d’une année à l’autre et selon les périodes.
- La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’entre 1950 et 1965, les précipitations étaient inférieures à la normale. Entre 1976 et 1988, elles ont été supérieures, et depuis 2000, elles sont de nouveau inférieures à la normale.
L’évolution des précipitations au niveau de la station de Cognac ne permet pas de dégager une tendance significative à l’augmentation ou à la diminution à long terme. Cependant, elle montre que les précipitations tendent à rester autour de la normale climatique.
La mise à jour de cet indicateur mettra en avant la présence ou l’absence d’évolution concernant les précipitations dans les périodes à venir.

Les graphiques des tendances d’évolution des précipitations cumulées annuelles des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Toujours pour la station de Cognac, qui comporte un nombre important d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les précipitations de chaque année avec deux normales climatiques :
- 1991-2020, avec une moyenne de 771 mm.
- 1981-2010, avec une moyenne de 777 mm.
Comparaison des résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, les précipitations annuelles ont diminué de 6 mm.

1.2. Précipitations saisonnières
Les cartes ci-dessous montrent les tendances des précipitations saisonnières calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elles illustrent les tendances en millimètres par an pour chaque saison.
- Pour toutes les saisons, les précipitations ont tendance à évoluer d’une année à l’autre, pouvant varier de + 3 à – 4 mm par an selon les saisons.
- En hiver, les précipitations tendent à augmenter sur le littoral et au centre du bassin de 0 à + 2 mm par an et ont tendance à diminuer à l’est par rapport à l’ouest de – 1 mm par an.
- Au printemps, les précipitations augmentent de 0 à 3 mm.
- En été, les précipitations diminuent entre -1 et -2 mm par an, de façon plus marquée de la côte vers l’est.
- L’automne est la saison qui connaît la plus grande diminution des précipitations chaque année, allant de 0 à – 3 mm par an.
Attention : cette carte interpolée se base uniquement sur les données depuis 1991. Les tendances sont donc calculées sur la période de données 1991-2024. Cependant, dans certaines zones, les résultats obtenus peuvent différer sur des périodes plus longues.
Les précipitations saisonnières tendent à diminuer à l’échelle du bassin. Les précipitations hivernales et printanières connaissent une faible diminution, et peuvent même augmenter dans certains secteurs. En revanche, l’automne apparaît comme la saison la plus touchée par la baisse des précipitations.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des précipitations saisonnières à l’échelle d’une station météorologique. Cette station dispose de données de précipitations depuis 1950, permettant d’estimer des tendances saisonnières sur la période 1991-2024, comprises entre −1,45 mm/an et +1,90 mm/an selon la saison. Sur une période plus longue, de 1950 à 2023, les précipitations annuelles évoluent de – 0,14 à + 0,48 mm par an.
- Les précipitations saisonnières à Cognac ont diminué de – 10 mm en 74 ans pour l’hiver, ont augmenté de + 36 mm pour le printemps, l’automne voit une augmentation de précipitation de + 24 mm et l’été de + 3 mm en 74 ans.
- Les précipitations saisonnières à Cognac ont augmenté de 64 mm en 34 ans pour l’hiver, de 33 mm au printemps, et ont diminué de – 7 mm en été et de – 49 mm en automne durant ces 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 :
- Il est possible d’observer pour chaque saison une alternance d’années humides et sèches qui ne permettent pas d’obtenir une tendance fiable, même sur de longues périodes.
- Cependant, en hiver et au printemps, la tendance tend à une augmentation des précipitations des 30 dernières années.
- L’été présente une faible évolution sur les 30 dernières années.
- Enfin, l’automne voit ses précipitations diminuer au cours des 20 dernières années par rapport à la normale climatique.
L’indicateur des évolutions des précipitations saisonnières nous informe que la répartition des précipitations peut varier dans le temps, tant au sein d’un secteur du bassin au cours d’une année que d’une année à l’autre.

Les graphiques des tendances d’évolution des précipitations cumulées saisonnières des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Toujours pour la station de Cognac, qui comporte un nombre important d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les précipitations de chaque saison avec deux normales climatiques :
| Normale climatique | Hiver | Printemps | Été | Automne |
|---|---|---|---|---|
| 1981 – 2010 | 413 mm | 387 mm | 295 mm | 454 mm |
| 1991 – 2020 | 406 mm | 358 mm | 316 mm | 454 mm |
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, les précipitations saisonnières normales n’ont pas changé en hiver et en automne, mais ont augmenté de 15 mm au printemps et diminué de 10 mm en été.

2. Évolution du nombre de journées pluvieuses
Le nombre de journées pluvieuses est calculé pour chacune des stations météorologiques en fonction des relevés journaliers. Pour qu’une journée soit considérée comme un jour de pluie, la lame d’eau cumulée doit être supérieure à 1 mm.
L’objectif est de déterminer s’il y a une évolution interannuelle dans le nombre de jours de pluie au cours de l’année, ainsi que par saison, afin de comprendre l’impact du changement climatique.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
2.1. Nombre de journées pluvieuses par an
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées pluvieuses enregistrées par une station météorologique. Cette station dispose de données de précipitations depuis 1950, ce qui permet de calculer, pour la période 1950-2024, une légère tendance à l’augmentation avec 0,06 jour par an. Pour la période 1991-2024, la tendance est relativement stable avec +0,03 jour par an.
- Le nombre de jours de pluie annuel à Cognac a augmenté de 4 jours en 74 ans.
- Le nombre de jours de pluie annuel à Cognac a augmenté de 1 jour en 34 ans.
Le nombre de journées pluvieuses fluctue d’une année à l’autre, mais les données de précipitations passées, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans, indiquent que la tendance à long terme ne semble pas évoluer pour le moment.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de journées pluvieuses par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
2.2. Nombre de journées pluvieuses par saison
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées pluvieuses à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de précipitations depuis 1950, ce qui permet de calculer une tendance plus marquée que celle de la période 1950-2024, avec une évolution de – 0,02 à + 0,04 jour par an selon les saisons. Concernant la tendance de 1991-2023, le nombre de journées pluvieuses augmente de +0,17 jour par an en hiver, tandis qu’il diminue de -0,19 jour par an à l’automne.
- Le nombre de jours de pluie à Cognac a peu évolué en 74 ans dans toutes les saisons.
- Sur les 34 dernières années, l’hiver a vu son nombre de jours de pluie augmenter de + 6 jours, tandis qu’à l’automne, il diminue de – 6,5 jours. L’été et le printemps sur ces 34 dernières années présentent peu d’évolution.
Le nombre de journées pluvieuses par saison fluctue d’une année à l’autre, mais les données de précipitations passées, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans, indiquent que la tendance semble évoluer faiblement pour le moment.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de journées pluvieuses par saison des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
3. Évolution du nombre de journées sèches consécutives maximales
Le nombre de journées sèches est calculé pour chacune des stations météorologiques en fonction des relevés journaliers. Une journée est considérée comme sèche lorsque la lame d’eau cumulée est inférieure à 1 mm.
L’objectif est de déterminer s’il y a une évolution interannuelle dans le nombre de journées sèches consécutives sur l’année, mais aussi sur les saisons, afin de comprendre l’impact du changement climatique.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
3.1 Nombre de journées sèches consécutives maximales par an
Ce sous-indicateur montre comment le nombre de jours évolue chaque année en cumulant le nombre de jours secs consécutifs, avec moins de 1 mm de précipitation par jour.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées sèches à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de précipitations depuis 1950, permettant de calculer une évolution plus marquée pour la période 1950-2024, avec une augmentation de + 0,05 jour par an, tandis que pour la période 1991-2024, l’augmentation est de + 0,10 jour par an.
- Le nombre de jours secs annuels à Cognac a augmenté de + 4 jours en 74 ans.
- Le nombre de jours secs annuels à Cognac a augmenté de + 3,4 jours en 34 ans.
Le nombre de journées sèches par an fluctue d’une année à l’autre, mais les données de précipitations passées, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans, indiquent une légère tendance à l’augmentation.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jours secs consécutifs par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
3.2 Nombre de journées sèches consécutives maximales par saison
Ce sous-indicateur montre l’évolution du nombre de jours secs consécutifs avec moins de 1 mm de précipitation par jour, calculée chaque année en fonction des saisons.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées sèches à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de précipitations depuis 1950, permettant de calculer une tendance pour la période 1950-2024 de – 0,01 à + 0,10 jours par an selon les saisons. L’évolution de ce paramètre entre 1991 et 2024 donne des résultats quelque peu différents, variant entre – 0,09 et + 0,12 jours par an selon les saisons.
- Le nombre de journées sèches consécutives à Cognac a diminué de – 1 jour en hiver et au printemps sur une période de 74 ans. En revanche, il a augmenté de + 9 jours en été et est stable en automne sur la même période.
- Sur une période de 34 ans, le nombre de journées sèches a diminué de – 2 jours en hiver et de – 3 jours au printemps, tandis qu’il a augmenté de + 4 jours en été et est stable en automne.
Le nombre de journées sèches par saison fluctue d’une année à l’autre. Cependant, les données de précipitations passées, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans, indiquent qu’il y a une faible tendance dans l’évolution pour les saisons hivernales et automnales, tandis qu’en été, le nombre de journées sèches est à l’augmentation d’année en année.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jours sec consécutif par saison des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
4. Évolution des précipitations intenses
Les précipitations intenses se réfèrent à des pluies fortes qui se produisent de manière régulière et qui sont capables de causer des dégâts localisés. Une précipitation est considérée comme intense lorsqu’elle atteint le 90ème centile des valeurs quotidiennes de précipitation, moyennées sur la normale climatique de la période 1991 à 2020.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
4.1 Valeurs des précipitations intenses
Ce sous-indicateur montre la différence entre la valeur normale des précipitations intenses (moyenne de la période 1991-2024) et la valeur des précipitations intenses pour chaque année.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des précipitations intenses à l’échelle locale. Avec des données de précipitation disponibles depuis 1950, il est possible de calculer une tendance pour les périodes 1950-2024 et 1991-2024. La normale des précipitations intenses est de 7,05 mm par jour, et qu’il n’y a pas de tendance significative qui se dégage pour le moment.
La moyenne glissante sur 10 ans indique que les valeurs des précipitations intenses fluctuent d’une année à l’autre, ce qui ne permet pas de tirer de conclusions claires sur l’évolution de ce sous-indicateur.

Les graphiques des tendances d’évolution des valeurs des précipitations intenses par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
4.2 Nombre de jours dépassant les précipitations intenses par an
Ce sous-indicateur permet de suivre l’évolution du nombre de jours au cours desquels la valeur normale des précipitations intenses est dépassée chaque année.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours de précipitations intenses à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de précipitations depuis 1950, permettant de calculer une tendance pour la période 1950-2024, avec une augmentation de 0,05 jour par an. Pour la période 1991-2024, l’augmentation est de 0,03 jour par an.
- Le nombre de jours annuels à Cognac a augmenté de 4 jours en 74 ans.
- Le nombre de jours annuels à Cognac a augmenté de 1 jour en 34 ans.
Le nombre de jours où les précipitations sont intenses fluctue d’une année à l’autre. Toutefois, les données de précipitations passées, illustrées par la moyenne glissante sur 10 ans, montrent une légère tendance à la diminution.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jour de précipitations intenses par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
4.3 Nombre de jours dépassant les précipitations intenses par saison
Ce sous-indicateur montre l’évolution du nombre de jours où la valeur normale des précipitations intenses est dépassée chaque saison.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours de précipitations intenses à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de précipitations depuis 1950, permettant de calculer une tendance pour la période 1950-2024 allant de -0,01 à +0,03 jour par an. Pour la période 1991-2024, la tendance montre une évolution du nombre de jours de +0,12 à -0,09 jour par an.
- Le nombre de jours saisonniers à Cognac a diminué de -1 jour en hiver et en été, et a augmenté de +2 jours au printemps en 74 ans.
- Le nombre de jours saisonniers à Cognac a augmenté de +4 jours en hiver, tandis qu’il a diminué de -3 jours en automne en 34 ans.
Le nombre de jours où les précipitations sont intenses fluctue d’une année à l’autre. Les données de précipitations passées, illustrées par les tendances, montrent des résultats contradictoires.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jour de précipitation intenses par saison des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
5. Évolution des précipitations extrêmes
Les précipitations extrêmes sont définies comme des pluies fortes se produisant de manière exceptionnelle et susceptibles de causer des dégâts importants à grande échelle. Une précipitation est considérée comme extrême lorsqu’elle correspond au 99e centile des valeurs de précipitation quotidiennes de chaque année, moyennées sur la normale climatique de 1991 à 2020.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
5.1 Valeurs des précipitations extrêmes
Ce sous-indicateur montre la différence entre la valeur de précipitation extrême normale (moyennée sur 30 ans) et la valeur de précipitation extrême de chaque année.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des précipitations extrêmes au niveau de cette station. Celle-ci dispose de données de précipitation depuis 1950, indiquant une tendance à la hausse de + 0,03 mm par an pour la période 1950-2024, et de + 0,02 mm par an pour la période 1991-2024. La moyenne normale est de 22,68 mm de précipitation en une journée.
La moyenne glissante sur 10 ans montre que les valeurs de précipitation fluctuent d’une année sur l’autre, avec une augmentation cumulée de + 2,22 mm en 74 ans pour les précipitations extrêmes, et de +0,68 mm en 34 ans.

Les graphiques des tendances d’évolution des valeurs des précipitations extrêmes par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
5.2 Nombre de jours dépassant les précipitations extrêmes par an
Ce sous-indicateur montre l’évolution annuelle du nombre de jours où la valeur normale des précipitations extrêmes est dépassée.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours de précipitations extrêmes enregistrés par cette station météorologique. Celle-ci dispose de données depuis 1950, permettant de calculer une évolution à l’augmentation de + 0,02 jour par an pour la période 1950-2024, et de +0,04 jour par an pour la période 1991-2024.
- Le nombre de jours annuels à Cognac a augmenté de + 1,48 jour en 74 ans.
- Le nombre de jours annuels à Cognac a augmenté de + 1,36 jour en 34 ans.
Le nombre de jours où les précipitations sont considérées comme extrêmes fluctue d’une année à l’autre. Cependant, les données historiques, représentées par la moyenne glissante sur 10 ans, montrent une évolution générale à la hausse. Le nombre maximal de jours de précipitations extrêmes a été atteint en 1982, lors de la crue centennale, avec plus de 20 jours. De plus, cette évolution à la hausse s’est renforcée au cours des 10 dernières années.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jours de précipitations extrêmes par an des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
5.3 Nombre de jours dépassant les précipitations extrêmes par saison
Ce sous-indicateur montre l’évolution saisonnière du nombre de jours où la valeur normale des précipitations extrêmes est dépassée.
Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours de précipitations extrêmes enregistrés dans cette station météorologique. Celle-ci dispose de données depuis 1950, permettant de calculer l’évolution par saison pour la période 1950-2024, variant de + 0,01 à 0,00 jour par an. En comparaison, pour la période 1991-2024, la tendance varie de – 0,03 à + 0,03 jour par an.
- Le nombre de jours saisonniers dépassant les précipitations extrêmes à Cognac a augmenté de + 0,74 jour en été, et est stable pour les autres saisons sur les 74 ans.
- Pour la période de 34 ans (1991-2024), le nombre de jours saisonniers dépassant les précipitations extrêmes à Cognac a augmenté de + 1 jour en hiver, + 0,34 jour en été et au printemps, et est stable en automne.
Le nombre de jours où les précipitations sont considérées comme extrêmes fluctue d’une année à l’autre. Toutefois, les données passées, représentées par la moyenne glissante sur 10 ans, montrent une légère tendance à l’augmentation des jours de précipitations extrêmes en été.

Les graphiques des tendances d’évolution du nombre de jours de précipitations extrêmes par saison des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Retrouver la fiche pédagogique de l’indicateur 2 ci-jointe :
