Indicateur 1 : Évolution passée de la température de l’air
Définition
La température de l’air résulte de divers échanges d’énergie dans l’atmosphère. Ce paramètre évolue naturellement à l’échelle des temps géologique. Cependant, les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique tendent à accélérer cette évolution.
Ainsi, les températures sont mesurées par les stations météorologiques de Météo-France en degrés Celsius (°C). Pour cet indicateur, 17 stations météorologiques ont été sélectionnées.
L’étude de l’indicateur de la température de l’air permet de suivre l’évolution climatique passée sur le bassin et d’identifier les zones les plus sensibles grâce à sa mise à jour régulière.
Certains sous-indicateurs correspondent à ceux utilisés par :
- 1. Évolution des températures moyennes
- 2. Évolution des températures maximales
- 3. Évolution des températures minimales
- 4. Évolution du nombre de journées estivales
- 5. Évolution du nombre de jours de forte chaleur
- 6. Évolution du nombre de jours sous vague de chaleur
- 7. Évolution du nombre de jours sous vague de froid
1. Évolution des températures moyennes
Les températures moyennes sont calculées quotidiennement pour chacune des stations météorologiques en fonction des relevés journaliers.
L’objectif est de déterminer l’évolution des températures moyennes interannuelles, sur les périodes annuelles et saisonnières, afin de suivre l’impact du changement climatique.
Les saisons sont définies sur 3 mois :
- pour l’hiver : mois de décembre de l’année n-1, mois de janvier et de février
- pour le printemps : mois de mars, avril et mai
- pour l’été : mois de juin, juillet et août
- pour l’automne : mois de septembre, octobre et novembre
Les températures moyennes annuelles et saisonnières sont calculées en utilisant les moyennes journalières de chaque période.
Une période de référence de 30 ans (1991 – 2020), qui définit un climat de référence, est comparée aux moyennes annuelles et saisonnières et permet d’évaluer l’évolution de ces indicateurs et du changement climatique.
- Si l’écart à la normale est positif, l’année où la saison est plus chaude que la normale
- Si l’écart est négatif, alors l’année où la saison est plus froide que la normale
La normale climatique est calculée par la moyenne sur 30 ans des moyennes annuelles ou des moyennes saisonnières.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
1.1. Moyennes annuelles
La carte ci-dessous présente les tendances des moyennes annuelles calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elle montre les tendances en degrés Celsius par an.
- Les températures moyennes annuelles augmentent sur tout le bassin, avec une variation de + 0,03 à + 0,05 °C par an.
- En aval du bassin, l’augmentation est principalement de + 0,03 °C par an.
- En amont, l’évolution est plus contrastée. Il y a une augmentation générale de + 0,03 à + 0,05 °C par an, avec des hausses plus marquées ou plus faibles dans certaines zones spécifiques.
Les températures moyennes annuelles tendent à augmenter à l’échelle du bassin, avec une augmentation plus prononcée à l’est. Cette zone, étant plus éloignée de l’influence océanique, est moins affectée par le climat plus doux des zones côtières.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des températures moyennes annuelles à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de températures moyennes depuis 1950, permettant de calculer une tendance plus marquée pour la période 1991-2024, avec une augmentation de + 0,04 °C par an. En revanche, pour la période de 1950 à 2024, la température moyenne annuelle augmente de + 0,03 °C par an sur une période plus longue.
- La température moyenne annuelle de Cognac a augmenté de + 2,22 °C en 74 ans.
- La température moyenne annuelle de Cognac a augmenté de + 1,36 °C en 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 (de 13,43 °C) :
- Avant 1991, presque toutes les années présentaient des moyennes annuelles inférieures à la normale.
- Entre 1991 et 2013, les températures moyennes fluctuaient entre des années plus froides ou plus chaudes que la normale.
- Depuis 2014, les températures moyennes annuelles sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart de plus en plus important.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures moyennes fluctuaient de façon linéaire entre 11,75 °C et 12,40 °C. Depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération à partir de 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes annuelles des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Pour la station de Cognac, qui dispose d’un grand nombre d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes annuelles et deux normales climatiques :
- 1991-2020, avec une moyenne de 13,43 °C
- 1981-2010, avec une moyenne de 13,03 °C
Comparaison des résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de + 0,4 °C.

1.2. Moyennes saisonnières
Les cartes ci-dessous montrent les tendances des moyennes saisonnières calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elles illustrent les tendances en degrés Celsius par an pour chaque saison.
- Pour toutes les saisons, les températures moyennes tendent à augmenter d’une année à l’autre, avec une variation allant de + 0,01 à + 0,1 °C.
- En hiver, les températures augmentent de + 0,02 à + 0,05 °C, avec un réchauffement moins marqué à l’est qu’à l’ouest.
- Au printemps, les températures moyennes augmentent sur l’ensemble du bassin de + 0,01 à + 0,04 °C par an, avec une hausse plus prononcée au nord-est, de + 0,03 à + 0,04 °C par an.
- En été, l’augmentation des températures est plus importante qu’au printemps et en hiver, allant de + 0,02 à + 0,06 °C par an, avec une hausse plus forte de la côte vers le nord-est.
- L’automne est la saison qui connaît la plus forte augmentation des températures moyennes chaque année, allant de + 0,03 à + 0,1 °C, avec une augmentation majoritaire de + 0,05 à + 0,06 °C, atteignant jusqu’à + 0,07 à + 0,1 °C à l’est.
Les températures moyennes saisonnières tendent à augmenter à l’échelle du bassin. L’hiver et le printemps connaissent des hausses similaires, tandis que l’été montre un réchauffement plus marqué à l’est. Toutefois, l’automne enregistre l’augmentation la plus importante, particulièrement à l’est du bassin.

Exemple de la station de Cognac
- Les températures moyennes saisonnières de Cognac ont augmenté de + 2,22 °C en 74 ans pour le printemps, l’été et l’automne et de + 1,48 °C en hiver .
- Les températures moyennes saisonnières de Cognac ont augmenté de + 1,02 °C en hiver et au printemps, de + 1,36 °C en été et de 1,98 °C en automne sur 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 :
- Avant 1991, presque toutes les années présentaient des moyennes saisonnières inférieures à la normale, à l’exception de l’hiver, où les températures fluctuaient.
- Entre 1991 et 2013, les températures moyennes fluctuaient entre des années plus froides ou plus chaudes que la normale.
- Depuis 2014, les températures moyennes saisonnières sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart de plus en plus marqué.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures moyennes fluctuaient de façon linéaire, mais depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération forte au printemps, en été et en automne depuis 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes saisonnières des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Toujours pour la station de Cognac, qui comporte un nombre important d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes de chaque saison avec deux normales climatiques :
| Normale climatique | Hiver | Printemps | Été | Automne |
|---|---|---|---|---|
| 1981 – 2010 | 6,18 °C | 12,21 °C | 20,12 °C | 13,45 ° C |
| 1991 – 2020 | 6,54 °C | 12,70 °C | 20,54 °C | 13,77 °C |
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, la température moyenne saisonnière a augmenté de + 0,3 à + 0,5°C

2. Évolution des températures maximales
Les températures maximales sont mesurées quotidiennement pour chacune des stations météorologiques à partir des relevés journaliers.
L’objectif est de déterminer l’évolution des températures moyennes maximales interannuelles, sur les périodes annuelles et saisonnières, afin de suivre l’impact du changement climatique.
Les températures maximales moyennes annuelles et saisonnières sont calculées en utilisant les maximums journaliers de chaque période. Elles sont ensuite comparées au climat normal (1991-2020) correspondant à la moyenne des données sur 30 ans par année et par saison.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
2.1. Moyennes annuelles maximales
La carte ci-dessous présente les tendances des moyennes maximales annuelles calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elle montre les tendances en degrés Celsius par an.
- Augmentation des températures maximales annuelles sur tout le bassin de + 0,02 à + 0,05 °C par an.
- En aval du bassin, l’augmentation est principalement de + 0,03 à + 0,04 °C par an.
- En amont des sous-bassins, l’évolution est plus contrastée, avec une augmentation de + 0,02 à + 0,05 °C par an.
- Sur le reste du bassin les températures maximales ont augmenté de + 0,05°C par an.
Les températures moyennes annuelles maximales tendent à augmenter à l’échelle du bassin, avec une hausse plus prononcée au centre.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des températures moyennes annuelles maximales à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de températures maximales depuis 1950, permettant de calculer une tendance plus marquée pour la période 1991-2024, avec une augmentation de + 0,05°C par an. En revanche, pour la période de 1950 à 2024, la température maximale annuelle augmente de + 0,03 °C par an sur une période plus longue.
- La température moyenne maximale annuelle de Cognac a augmenté de + 2,22 °C en 74 ans.
- La température moyenne maximale annuelle de Cognac a augmenté de + 1,70 °C en 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 (de 18,44 °C) :
- Avant 1991, presque toutes les années présentaient des températures moyennes maximales annuelles inférieures à cette normale.
- Entre 1991 et 2013, les températures maximales fluctuaient, avec des années plus froides ou plus chaudes que la normale.
- Depuis 2014, les températures moyennes maximales annuelles sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart qui tend à se creuser.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures moyennes maximales étaient linéaires, mais depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération depuis 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes maximales annuelles des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
Toujours pour la station de Cognac qui comporte un nombre d’année de donnée important, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes maximales de chaque année avec 2 normales climatiques :
- 1991-2020, avec une moyenne de 18,44 °C.
- 1981-2010, avec une moyenne de 17,99 °C.
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans la température moyenne annuelle maximale a augmenté de + 0.5°C.
2.2. Moyennes saisonnières maximales
Les cartes ci-dessous montrent les tendances des moyennes saisonnières maximales calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elles illustrent les tendances en degrés Celsius par an pour chaque saison.
- Pour toutes les saisons, les températures maximales moyennes tendent à augmenter d’une année à l’autre, avec une variation allant de – 0,01 à + 0,1 °C.
- En hiver, les températures augmentent de + 0,01 à + 0,04 °C, avec un réchauffement plus faible à l’est comparé à l’ouest.
- Au printemps, les températures maximales augmentent de 0,00 à + 0,04 °C par an sur tout le bassin, avec une augmentation plus marquée à l’est.
- En été, l’augmentation est plus forte qu’au printemps et en hiver, allant de + 0,01 à + 0,07 °C par an, avec un réchauffement plus accentué au centre du bassin.
- L’automne est la saison enregistrant la plus forte hausse, avec des températures maximales augmentant de + 0,05 à + 0,1 °C par an.
Les températures maximales saisonnières montrent une tendance générale à l’augmentation sur l’ensemble du bassin. L’hiver et le printemps présentent des augmentations similaires, tandis que l’été subit un réchauffement plus important. L’automne, quant à lui, enregistre la plus forte augmentation des températures maximales.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des températures maximales saisonnières à l’échelle de la station de Cognac. Cette station possède des données de températures maximales depuis 1950, permettant de calculer une tendance plus marquée pour la période 1991-2024, avec une augmentation de + 0,03 à + 0,08 °C par an. En revanche, pour la période de 1950 à 2024, la température maximale augmente de + 0,03 à + 0,04 °C par an sur une période plus longue.
- La température maximale saisonnière de Cognac a augmenté de + 2,22°C à + 2,96 °C en 74 ans pour l’hiver, le printemps, l’automne et l’été .
- La température maximale saisonnière de Cognac a augmenté de + 1,02 °C en hiver et au printemps, de + 1,7 °C en été et de + 2,72 °C en automne sur 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 :
- Avant 1991, presque toutes les années affichaient des moyennes saisonnières maximales inférieures à la normale, sauf pour l’hiver et l’été, où les températures maximales fluctuaient.
- Entre 1991 et 2013, les températures maximales variaient entre des années plus froides et des années plus chaudes par rapport à la normale.
- Depuis 2014, les températures maximales saisonnières sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart de plus en plus marqué.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures maximales saisonnières étaient en-dessous de la normale, mais depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération depuis 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes maximales saisonnières des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
Toujours pour la station de Cognac, qui comporte un nombre important d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes maximales de chaque saison avec deux normales climatiques :
| Normale climatique | Hiver | Printemps | Été | Automne |
|---|---|---|---|---|
| 1981 – 2010 | 10,03 °C | 17,35 °C | 25,95 °C | 18,50 ° C |
| 1991 – 2020 | 10,40 °C | 17,96 °C | 26,40 °C | 18,80 °C |
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, la température moyenne saisonnière a augmenté de + 0,3 à + 0,6°C.
3. Évolution des températures minimales
Les températures minimales sont mesurées quotidiennement pour chacune des stations météorologiques en fonction des relevés journaliers.
L’objectif est de déterminer l’évolution des températures moyennes minimales interannuelles, sur les périodes annuelles et saisonnières, afin de suivre l’impact du changement climatique.
Les températures minimales moyennes annuelles et saisonnières sont calculées en utilisant les minimums journaliers de chaque période. Elles sont ensuite comparées au climat normal (1991-2020) correspondant à la moyenne des données sur 30 ans par année et par saison.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
3.1 Moyennes annuelles minimales
La carte ci-dessous présente les tendances des moyennes minimales annuelles calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elle donne les tendances en degrés Celsius par an.
- Augmentation des températures minimales annuelles sur tout le bassin : de + 0,02 à + 0,05 °C par an.
- Au nord du bassin, l’augmentation est majoritairement de + 0,03 à + 0,04 °C par an.
- Au sud du bassin, l’augmentation varie de + 0,02 à + 0,04 °C par an.
Les températures moyennes annuelles minimales tendent à augmenter à l’échelle du bassin, avec une augmentation plus marquée au nord.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des températures moyennes annuelles minimales à l’échelle d’une station météorologique. Cette station possède des données de températures minimales depuis 1950, permettant de calculer une tendance plus marquée pour la période 1991-2024, avec une augmentation de + 0,03°C par an. Pour la période de 1950 à 2024, la température minimale annuelle augmente de + 0,03 °C par an sur une période plus longue.
- La température moyenne minimale annuelle de Cognac a augmenté de + 2,22 °C en 74 ans.
- La température moyenne minimale annuelle de Cognac a augmenté de + 1,02 °C en 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 (de 8,97 °C) :
- Avant 1991, presque toutes les années avaient des moyennes annuelles inférieures à la normale.
- Entre 1991 et 2013, les températures minimales fluctuaient entre des années plus froides ou plus chaudes que la normale.
- Depuis 2014, les températures moyennes minimales annuelles sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart de plus en plus important.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures minimales étaient linéaires, mais depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération depuis 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes minimales annuelles des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Toujours pour la station de Cognac qui comporte un nombre d’années de données important, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes minimales de chaque année avec 2 normales climatiques :
- 1991-2020, avec une moyenne de 8,97 °C.
- 1981-2010, avec une moyenne de 8,59 °C.
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans la température moyenne annuelle minimale a augmenté de + 0.4°C.
3.1 Moyennes saisonnières minimales
Les cartes ci-dessous montrent les tendances des moyennes saisonnières minimales calculées pour chacune des stations, interpolées à l’échelle du bassin de la Charente. Elles illustrent les tendances en degrés Celsius par an pour chaque saison.
- Pour toutes les saisons, les températures moyennes minimales ont tendance à augmenter d’une année à l’autre, avec une augmentation variant de 0,00 à + 0,09 °C.
- En hiver, les températures augmentent de + 0,03 à + 0,05 °C, avec un réchauffement plus faible à l’est par rapport au nord-est.
- Au printemps, les températures minimales augmentent sur tout le bassin de 0,00 à + 0,03 °C par an, avec une augmentation plus importante au nord-est.
- En été, les températures minimales augmentent plus fortement qu’au printemps et en hiver, entre + 0,00 et + 0,04 °C par an, avec une augmentation plus marquée au nord du bassin.
- L’automne est la saison qui connaît la plus grande augmentation de température minimale chaque année, de + 0,03 à + 0,09 °C.
Les températures minimales saisonnières tendent à augmenter à l’échelle du bassin. L’hiver et le printemps connaissent une augmentation des températures similaire, tandis que l’été subit un réchauffement plus important. Cependant, l’automne est la saison dont les températures minimales augmentent le plus.

Exemple de la station de Cognac
L’exemple de la station de Cognac illustre l’évolution des températures minimales saisonnières à l’échelle de la station de Cognac. Cette station possède des données de températures minimales depuis 1950, permettant de calculer une tendance plus marquée pour la période 1991-2023, avec une augmentation de + 0,02 à + 0,04 °C par an. En revanche, pour la période de 1950 à 2024, la température minimale annuelle augmente de + 0,02 à + 0,03 °C par an sur une période plus longue.
- La température minimale saisonnière de Cognac a augmenté de + 1,48 °C à + 2,22 °C en 74 ans pour l’hiver, le printemps, l’automne et de + 2.95 °C l’été .
- La température minimales saisonnières de Cognac a augmenté de + 0,68 °C en hiver, au printemps, de + 1,02 °C en été et de + 1,36 °C en automne sur 34 ans.
En fonction de la normale climatique 1991-2020 :
- Avant 1991, presque toutes les années avaient des moyennes saisonnières inférieures à la normale, sauf en hiver, où les températures minimales fluctuent.
- Entre 1991 et 2013, les températures moyennes minimales fluctuent entre des années plus froides et plus chaudes que la normale.
- Depuis 2014, les températures minimales saisonnières sont presque toutes supérieures à la normale, avec un écart de plus en plus important.
La moyenne glissante sur 10 ans montre qu’avant les années 1990, les températures minimales saisonnières étaient linéaire, mais depuis elles ne cessent d’augmenter, avec une accélération depuis 2014.

Les graphiques des tendances d’évolution des températures moyennes minimales saisonnières des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
Toujours pour la station de Cognac, qui comporte un nombre important d’années de données, il est possible de comparer les différences entre les températures moyennes minimales de chaque saison avec deux normales climatiques :
| Normale climatique | Hiver | Printemps | Été | Automne |
|---|---|---|---|---|
| 1981 – 2010 | 2,95 °C | 7,47 °C | 14,61 °C | 9,22 ° C |
| 1991 – 2020 | 3,29 °C | 7,83 °C | 15,03 °C | 9,57 °C |
En comparant les résultats entre les deux normales climatiques :
- En 10 ans, la température minimale saisonnière a augmenté de + 0,3 à + 0,7°C.
4. Évolution du nombre de journées estivales
Le nombre de journées estivales correspond au nombre de journées où la température maximale est égale ou supérieure à 25 °C. Cela renseigne sur les extrêmes climatiques pouvant évoluer avec le changement climatique.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
Exemple de la station de Cognac
La station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées estivales par an. Cette station possède des données de température maximale depuis 1950, permettant de calculer une tendance avec une augmentation de 0,51 jour par an, pour la période 1950-2024 et de 0,78 jour par an pour la période 1991-2024.
- Soit une augmentation de + 38 jours en 74 ans selon la tendance générale et + 27 jours en 34 ans.
La tendance d’augmentation de cet indicateur est linéaire dans le temps depuis 1950, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans.

Les graphiques des évolutions du nombre de journées estivales des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
5. Évolution du nombre de jours de forte chaleur
Le nombre de journées de forte chaleur correspond au nombre de journées où la température maximale est égale ou supérieure à 35 °C. Cela renseigne sur les extrêmes climatiques pouvant évoluer avec le changement climatique.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
Exemple de la station de Cognac
La station de Cognac illustre l’évolution du nombre de journées de forte chaleur par an. Cette station possède des données de température maximale depuis 1946, permettant de calculer une tendance avec une augmentation de + 1 jours tous les dix-sept ans, pour la tendance 1950-2023 et de + 2 jours en dix-sept ans pour la tendance 1991-2023.
- Le nombre de journées est passé de 2 jours en moyenne par an en 1950 à 10 jours en 2023.
- Soit une augmentation en moyenne de + 4 jours en 74 ans et de + 5 jours en 34 ans.
- Avec des années de sécheresse comme 2003 et 2022 ayant dépassé 25 journées de fortes chaleurs dans l’année.
La tendance d’augmentation de cet indicateur est accélérée depuis 1990, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans.

Les graphiques des évolution du nombre de jours de forte chaleur des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
6. Évolution du nombre de jours sous vague de chaleur
Le nombre de jours sous vague de chaleur correspond au nombre de journées où la température maximale est égale ou supérieure à la normale climatique (1991-2020) des températures moyennes maximales annuelles plus 5 °C plus de 5 jours consécutifs. Cela renseigne sur les extrêmes climatiques pouvant évoluer avec le changement climatique.
*Certaines tendances d’évolution sont statistiquement non significatives et sont présentées à titre indicatif
Exemple de la station de Cognac
La station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours sous vague de chaleur par an. Cette station possède des données de température maximale depuis 1950, permettant de calculer une tendance avec une augmentation de +0,5 à 0,7 jour tous les an, pour la période 1950-2024 et 1991-2024.
- Le nombre de journées est passé de 35 jours par an en moyenne en 1950 à 60 jours en 2023.
- Soit une augmentation en moyenne de + 36 jours en 74 ans et de + 25 jours en 34 ans selon les tendances.
- Avec des années de sécheresse comme 2003, 2018 et 2022 ayant dépasser 150 jours consécutifs sous vague de chaleur dans l’année.
La tendance d’augmentation de cet indicateur est linéaire dans le temps depuis 1950, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans.

Les graphiques d’évolution du nombre de jours sous vague de chaleur des autres stations sont disponibles via les liens suivants:
7. Évolution du nombre de jours sous vague de froid
Le nombre de jours sous vague de froid correspond au nombre de journées où la température minimale est égale ou inférieure à la normale climatique (1991-2020) des températures moyennes minimales annuelles moins 5 °C plus de 5 jours consécutifs . Cela renseigne sur les extrêmes climatiques pouvant évoluer avec le changement climatique.
Exemple de la station de Cognac
La station de Cognac illustre l’évolution du nombre de jours sous vague de froid par an. Cette station possède des données de température minimale depuis 1950, permettant de calculer une tendance avec une diminution de – 1 jours tous les quatre ans, pour la période 1950-2023 et 1991-2023.
- Le nombre de journées est passé de 35 jours consécutifs en moyenne par an en 1950 à moins de 20 jours en 2024.
- Soit une diminution en moyenne de – 20 jours en 74 ans et – 8,5 jours en 34 ans.
La tendance de diminution de cet indicateur est linéaire dans le temps depuis 1950, comme le montre la moyenne glissante sur 10 ans.

Les graphiques d’évolution du nombre de jours sous vague de froid des autres stations sont disponibles via les liens suivants :
Retrouver la fiche pédagogique de l’indicateur 1 ci-jointe :
